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Musique

Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 03:37
http://medias.lepost.fr/ill/2007/11/27/h-20-1058770.jpgBien le bonjour !

Je vous parle aujourd'hui d'un spectacle que j'ai vu à Londres, voila quelques années maintenant, Le Roi Lion. Pourquoi maintenant ? Tout simplement parce que je viens de tomber sur une image de cette comédie musicale sur le portail d'over-blog, qui a réveillé en moi de très bons souvenirs. Replongeons-nous quelques années en arrière. J'ai habité Londres pendant un peu plus d'un an voila bientôt trois ans. Capitale connue pour ses nombreux théâtres et ses shows en provenance direct de Brodway  il fallait tenter l'expérience, et c'est sur le Roi Lion que s'est jeté mon dévolu.

Je connaissais le dessin animé de Disney et la bande originale composée par Elton John, autant dire que je n'étais pas plus emballé que cela par le fond. En revanche, quelques reportages présentant le spectacle, sa mise en scène, ses costumes, m'avaient conduit à faire confiance à la forme. Les billets dans la poche, nous nous sommes rendus, un peu méfiant, à la représentation.
Petit point rapide sur l'histoire qui se déroule en Afrique, au cœur de la savane. On y croise lions, éléphants, antilopes, hyènes, et autres oiseaux colorés. L'intrigue est tout ce qu'il y a de plus banal. Mufasa règne sur la terre des lions, il est aimé de tous, excepté de son frère, Scar, jaloux de sa position de roi. Il met au monde Simba, qui obtient logiquement la place d'héritier, Scar, excédé, décide alors de se faire aider des méchantes hyènes pour assassiner Mufasa et prendre le pouvoir. Simba, qui se croit responsable de la mort de son père s'enfuit. Devenu un lion adulte et puissant, il reviendra en terre des lions pour reprendre le pouvoir qui lui est légitime et faire régner de nouveau la paix.
Si la musique de ce spectacle n'est pas des plus extraordinaire, ou des plus originale, la mise en scène de Julie Taymor, en revanche, est à la fois somptueuse et extrêmement intelligente. Il était difficile de plonger les spectateurs au milieu de l'Afrique et de représenter le nombre impressionnant d'animaux peuplant la terre des lions. Pour cela, la jeune femme décide de recourir à des marionnettes, des ombres, et des costumes stylisés qui suggèrent très joliment les animaux. Elle utilise des masques de bois, qu'un système ingénieux permet de positionner au devant des visages des comédiens, ou de relever. C'est très beau, subtile. En un instant, un personnage devient un lion. Deux masques tombent en place, les dos se courbent légèrement, et c'est un duel de fauves qui s'offre à nous. L'ouverture et la naissance de Simba sont tout simplement magiques. En quelques secondes, le plateau se retrouve submergé d'animaux qui ont surgit de tous les coins de la salle, et lorsque d'un seul geste, ils s'agenouillent pour saluer le futur roi qui vient de naitre, on est déjà complètement pris par ce que l'on voit.
On aurait pu craindre une mise en scène à la Disneyland avec des personnages dans de gros costumes à la Mickey, mais on est à l'opposé de cela, et il ne reste de Disney que l'intrigue et les personnages qui servent de support. Le travail remarquable de Julie Taymor a été récompensé en 1998 par un TonyAward pour la mise en scène d'un musical et un pour les costumes. FInalement, la seule chose qui cloche, ce sont les paroles et la musique un peu miéleuse.
Ce spectacle tourne depuis 10 ans dans le monde entier. Il est actuellement au théatre Mogador à Paris, et si vous n'avez pas encore eu l'occasion d'y aller, je vous y invite, vous y passerez sans doutes un très bon moment. Le spectacle convient également très bien aux enfants, alors si vous ne saviez pas quoi faire pour le réveillon...


quatre.jpg
Par Swoop - Publié dans : Musique
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 14:15
Bien le bonjour !

Aujourd'hui, en ce jour de commémoration nationale, j'ai décidé de vous parler du dernier album de Jamie Cullum, ce jeune anglais bourré de talent, petit génie du jazz, qui s'amuse à bousculer les standards en les teintant d'arrangements pop-rock, et d'envolées au piano qui en laisseraient plus d'un cloués sur leur siège.
The Pursuit est le quatrième disque de l'artiste. Ses deux premiers, Pointless Nostalgic et Twentysomething sont, selon moi, des vrais albums de jazz, dans la lignée d'un Harry Connick Jr, mêlant des compositions à des reprises de grands classiques. Ces deux disques sont de très bonne qualité, entrainants, les arrangements sont vraiment très bons, et laissent présager du meilleur pour la suite. En 2005, sort Catching Tales, qui fait l'effet d'une bombe. Son morceau d'ouverture "Get your way" est un régal. On quitte l'univers propre du jazz pour s'aventurer vers des sonorités plus Pop-Rock, ses compositions sont très réussies, audacieuses, et témoignent d'un réel talent. Cet album connait évidemment un très grand succès, ainsi que sa tournée. Et depuis 2005, plus rien, quatre ans que nous attendons la suite avec impatience.
The Pursuit est depuis quelque jours dans les bacs. Vous pouvez également l'écouter librement  juste ici.
Je n'ai qu'un seul mot pour qualifier ce nouvel album : déception. Je devrais même dire, une énorme déception. Je n'ai absolument pas retrouvé ce qui avait fait le succès des opus précédents. Ses morceaux ne laissent aucune trace, on les entend, mais rien ne nous captive. L'album se termine sans que l'on ait retenu la moindre mélodie, cette sensation est terrible. Je connais absolument par cœur tous les morceaux de ses albums précédents, et là, le désert, j'ai beau écouter et re-écouter, cet album glisse sur moi, sans que j'en retienne la moindre note. Pire, certains titres nous éloignent vraiment de ce qu'il a fait jusqu'ici, et nous rappellent les rythmiques répétitives sur lesquelles nous faisions de larges cercles, le samedi après-midi, à la patinoire. Il y a bien un ou deux morceaux qui sortent du lot (You and me are gone, Just one of those things), mais dans l'ensemble, cet album est ennuyeux. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Jamie Cullum, passez votre chemin sur celui-ci et offrez vous plutôt l'écoute de Catching Tales.

Laissez moi vous remettre une petite vidéo d'un Jamie Cullum en forme.



Par Swoop - Publié dans : Musique - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 22:51
Bien le bonjour !

Aujourd'hui, je vais vous parler du dernier album de Sanseverino, Les Faux Talbins, sorti chez Columbia le 19 octobre dernier. L'album est disponible en écoute sur Deezer ici :
Les Faux Talbins.

Inutile de prendre des détours, j'ai été profondément déçu par ce disque.
Je suis un grand fan de Jazz, et en particulier de Jazz Manouche. C'est donc avec beaucoup de plaisir que j'ai découvert Sanseverino, voila maintenant quelques années, grâce à ses albums "Le Tango des gens" et "Les Sénégalaises". Ayant eu l'occasion de le voir plusieurs fois sur scène, dans différentes configurations, j'ai pu largement mesurer à quel point cet artiste était talentueux, tant par ses arrangements que par son énergie communicative et ses textes toujours soignés. Entouré d'excellents musiciens comme Hervé Legeay, GP Cremonini, Hervé Pouliquen et Xavier Tribolet, il atteint pour moi le sommet de son art dans la tourné "Les Sénégalaises" que l'on retrouve dans son album "Live au Sébastopol". Il rend hommage au Jazz Manouche, jazz typiquement français, puisque démocratisé par Django Reinhardt en agrémentant ses compositions et ses reprises de textes drôles ou corrosifs. Un très bon travail qui se voit logiquement récompensé par une Victoire de la musique en 2003.
Après cette tournée, Sanseverino nous livre un album un peu différent intitulé "Exactement" pour lequel il s'entoure d'un Big Band. Toujours à la guitare manouche, la pompe est soutenue par des cuivres. Les morceaux me semblent un peu moins inspirés et le résultat moins convaincant. Lors de sa tournée, afin de jouer dans salles ne pouvant accueillir un grand orchestre, il tente de réaranger tous ses morceaux avec seulement deux accordéons. Le résultat, présenté deux soirs au Théatre des Bouffes du Nord, est plutôt réussi, et c'est un concert audacieux qu'il nous offre.
Pour son nouvel album, je m'attendais à ce qu'il revienne à ses premières amours, le jazz manouche "traditionnel". Malheureusement, l'artiste à souhaité continuer à s'en éloigner, toujours en quète de nouvelles sonorités. Et c'est cette fois par une batterie et une guitare électrique que nous somme accueillis.
Je ne dirai pas que l'album est mauvais, non. Pris indépendamment des précédents, il contient de bons morceaux, bien rythmés et joyeux (Malade Mental, Tu n'en as plus rien à foutre de moi), d'autres plus mélancoliques (La valse du blues du livre, Les faux talbins, La valse du marin), mais de la part de Sanseverino, je trouve que c'est du gachi. Je sais qu'il peut faire des traits de guitare qui n'ont pas de fin (Michto la pompe), et cet album ne me semble pas représenter l'étendu de son talent. Plus BlueGrass, voir Rock, il s'éparpille dans des styles qui, à mon sens, lui conviennent moins.
L'album "Les Faux Talbins" contient également ce que j'appellerai des erreurs, en présentant par exemple une reprise de la Salsa du Démon, un titre au nom évocateur, Tu Pues Benny, ou une reprise de Johnny Cash, A boy Named Sue, bien mieux interprétée aux Bouffes du Nord.
J'espère que Sanseverino posera sa guitare électrique pour reprendre sa manouche, et qu'il nous livrera bientôt un nouvel album comme il sait les faire !

Par Swoop - Publié dans : Musique
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