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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /2009 18:14
Aujourd'hui, Critictactoc s'agrandit et accueille un nouveau rédacteur, Rémi, qui viendra nous gratifier de ses critiques le plus souvent possible ! Pour ouvrir le bal, il a choisi de nous parler de 2012, le nouveau film catastrophe de Roland Emmerich
 -Swoop

Bien le bonjour !

La fin du monde, c’est pour dans trois ans. Les Mayas l’avaient prédit et Roland Emmerich leur donne raison. Dans 2012, les planètes s’alignent, le soleil fait fondre la nôtre de l’intérieur, tout s’écroule en surface, et une famille américaine tente de sauver sa peau.
Conscient que la destruction du monde est le plus saisissant des spectacles imaginables, Emmerich peaufine de film en film sa réputation de plus gros bourrin d’Hollywood et prouve avec 2012 qu’il ne se lasse pas, bien au contraire, de martyriser notre pauvre Terre. L’homme ne conçoit la réalisation que comme une démonstration de force, il aime épater, et il faut l’avouer, le résultat est en partie épatant. En partie seulement, car comme toujours avec lui, le soin apporté à la forme s’accompagne d’un traitement incroyablement simpliste du fond.
Pour permettre à cette œuvre monumentale (2h40, qu’on ne voit pas passer) de surpasser tous ses prédécesseurs, Emmerich a décidé de collecter et de sublimer, plutôt que d’innover. On retrouve donc des éléments de ses propres créations (Independance day, Le jour d’après), mais aussi de La guerre des mondes, de Deep Impact ou du Pic de Dante. Pas étonnant, dans ces conditions, que son film paraisse tellement daté, avec ses personnages typiques des films-catastrophe de la fin du siècle dernier : les deux Cassandre (le scientifique et l’animateur de radio illuminé) et surtout cette famille éclatée par un divorce, avec un père irresponsable (John Cusack, impeccable) qui déçoit sa fille et énerve son fils, rejetons élevés par une mère recasée mais toujours amoureuse (Amanda Peet, pas aidée par son rôle). Forcément, leurs mésaventures leur offriront l’occasion de se retrouver et ceux qui auront le privilège de partager leur fuite quelques temps s’effaceront d’une manière ou d’une autre pour laisser admirer le seul repère qui vaille en des temps difficiles : la cellule familiale.
Il faudra donc passer outre cette psychologie primaire et cette morale discutable, mâtinées de références bibliques, pour apprécier ce que 2012 offre, tout de même, de plus notable : un jeu de dévastation jouissif. On assiste en la matière à une avalanche de scènes d’anthologie, d’autant plus efficaces qu’Emmerich a eu le mérite de faire sortir ses héros de leur pays. Signe des temps, les Américains auront besoin des Indiens, des Russes et des Chinois pour s’en sortir, et même l’Afrique aura droit à une distinction honorifique. Cette internationalisation des enjeux nous vaut un final grandiose, dans un Himalaya submergé par les océans. Et quand enfin tout s’apaise, on se dit qu’on a assisté à la fin d’un monde, mais aussi à la fin d’un genre cinématographique, sous la forme d’une éblouissante supernova.

Par Rémi - Publié dans : Cinéma
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 23:26
Bien le bonjour.

Nous sommes le 13 Novembre, date à laquelle nous célébrons comme vous le savez la journée mondiale de la gentillesse ! Alors j'ose espérer que vous prendrez soin de mettre de l'eau dans votre vin, et que vous vous abstreindrez de crier sur vos congénères....non mais ! Demain par contre, tout rentre dans l'ordre. Nous pourrons raler comme à notre habitude contre tout et n'importe quoi.
Aujourd'hui, je vous parle d'un des derniers films que je suis allé voir au cinéma, qui m'a profondément marqué : The Reader, de Stephen Daldry. Ce film débute au lendemain de la seconde guerre mondiale. Un jeune adolescent, Michael Berg, fait la connaissance d'Hanna, une femme de 35 ans qui va lui apporter son aide alors qu'il est malade. Remis sur pieds, le jeune homme décide de revoir Hanna. Petit à petit, ils deviennent amants et se nouent d'une relation passionnée, secrète. Pendant plusieurs mois, Michael va rejoindre Hanna tous les jours, et un curieux rituel va se mettre en place - le jeune homme va lui faire la lecture. Pourtant un jour, sans prévenir, Hanna disparaît, laissant Michael seul, le coeur déchiré, avec ses livres.
Quelques année plus tard, Michael étudie le droit à l'université. Dans le cadre de ses cours, il est amené à assister au procès de crimes de guerre nazis. C'est alors qu'il retrouve Hanna, sur le banc des accusés.

Bien qu'il ait réalisé de très grands succès avant celui-ci, je ne connaissais pas Stephen Daldry. Je n'ai encore vu ni Billy Elliot, ni The Hours. Je commence donc par The Reader, et je dois dire que ce film est grandiose. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu une histoire aussi bien écrite, avec des personnages aussi touchants. Kate Winslet est incroyable, elle incarne à la perfection cette Hanna, donc je ne pourrai pas parler sans dévoiler quelques éléments importants. Michael Berg est, lui aussi, parfait à tous les ages. Enfant, il a l'innocence d'un gamin qui découvre la vie, la passion d'un jeune amoureux, et la tristesse d'un garçon brisé par un chagrin d'amour. Adulte, il campe un personnage tiraillé dans ses sentiments. Le Michael adulte, magnifiquement interprété par Ralph Fiennes, cherche à comprendre comment la femme qu'il a tant aimée a pu se trouver devant lui, assise là, sur le banc des accusés. Stephen Daldry saura trouver le ton juste pour conclure une histoire d'amour impossible, sans tomber dans le mélodrame. Cinématographiquement, le film est remarquable. Bien que pourvu d'une durée assez longue, on ne s'ennuie pas un seul instant, on parcourt les époques fourmillantes de détails pendant plus de deux heures et on regarde les personnages vieillir, lentement. La lumière est très belle, les décors très réussis, et les dialogues justes. On ne ressort pas indemne de ce film, je vous le garantis.
Si vous ne l'avez pas encore vu, ruez vous sur le DVD à sa sortie, vous ne serrez absolument pas déçu.

Par Swoop - Publié dans : Cinéma - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 20:33
Bien le bonjour !

Aujourd'hui, un message un peu particulier, puisque pour la première fois de ma jeune vie de blogueur, je me suis fait Taggé  par Anneso qui m'a gentiment décerné un prix. Une grand merci à elle pour cette délicate attention !
Le tag du jour consiste à citer 7 choses que l'on aime faire. Je vais donc me prêter à cet exercice :
- Regarder un bon film chez moi ou au cinéma, à plusieurs.
- Manger une grosse raclette en famille
- Me balader en montagne avec un gros sac à dos.
- Passer du temps sur l'ordinateur.
- Bouquiner.
- Jouer de la musique.
- Apprendre de nouvelles choses.

A mon tour de faire suivre ce prix à 7 blogueurs que j'apprécie. Afin de ne pas revenir à des blogueuses déjà taggées, et dont vous trouverez l'adresse dans ma rubrique liens amis, j'ai décidé de vous faire découvrir des blogs qui traitent d'autres sujets que les livres..

- FilmGeek pour sa veille du monde du cinéma et ses supers articles.
- Cloneweb pour sa passion et ses interviews.
- Thomas Clement pour ses Tomcasts.
- BricoFilms, parce qu'il se lance dans son blog et que c'est mon copain.
- VFXblog, parce que c'est le blog de référence dans mon activité professionnelle.
- EffetsSpeciaux.info, pour leurs articles passionnants, et parce que ce sont mes copains aussi.
- Crabistouilles, parce que ce blog est bouleversant et véhicule pourtant une bonne humeur et beaucoup de courage.


Par Swoop - Publié dans : Divers
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 14:15
Bien le bonjour !

Aujourd'hui, en ce jour de commémoration nationale, j'ai décidé de vous parler du dernier album de Jamie Cullum, ce jeune anglais bourré de talent, petit génie du jazz, qui s'amuse à bousculer les standards en les teintant d'arrangements pop-rock, et d'envolées au piano qui en laisseraient plus d'un cloués sur leur siège.
The Pursuit est le quatrième disque de l'artiste. Ses deux premiers, Pointless Nostalgic et Twentysomething sont, selon moi, des vrais albums de jazz, dans la lignée d'un Harry Connick Jr, mêlant des compositions à des reprises de grands classiques. Ces deux disques sont de très bonne qualité, entrainants, les arrangements sont vraiment très bons, et laissent présager du meilleur pour la suite. En 2005, sort Catching Tales, qui fait l'effet d'une bombe. Son morceau d'ouverture "Get your way" est un régal. On quitte l'univers propre du jazz pour s'aventurer vers des sonorités plus Pop-Rock, ses compositions sont très réussies, audacieuses, et témoignent d'un réel talent. Cet album connait évidemment un très grand succès, ainsi que sa tournée. Et depuis 2005, plus rien, quatre ans que nous attendons la suite avec impatience.
The Pursuit est depuis quelque jours dans les bacs. Vous pouvez également l'écouter librement  juste ici.
Je n'ai qu'un seul mot pour qualifier ce nouvel album : déception. Je devrais même dire, une énorme déception. Je n'ai absolument pas retrouvé ce qui avait fait le succès des opus précédents. Ses morceaux ne laissent aucune trace, on les entend, mais rien ne nous captive. L'album se termine sans que l'on ait retenu la moindre mélodie, cette sensation est terrible. Je connais absolument par cœur tous les morceaux de ses albums précédents, et là, le désert, j'ai beau écouter et re-écouter, cet album glisse sur moi, sans que j'en retienne la moindre note. Pire, certains titres nous éloignent vraiment de ce qu'il a fait jusqu'ici, et nous rappellent les rythmiques répétitives sur lesquelles nous faisions de larges cercles, le samedi après-midi, à la patinoire. Il y a bien un ou deux morceaux qui sortent du lot (You and me are gone, Just one of those things), mais dans l'ensemble, cet album est ennuyeux. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Jamie Cullum, passez votre chemin sur celui-ci et offrez vous plutôt l'écoute de Catching Tales.

Laissez moi vous remettre une petite vidéo d'un Jamie Cullum en forme.



Par Swoop - Publié dans : Musique - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 09:43
Bien le bonjour !

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de vous parler aujourd'hui d'un film à venir, "Gainsbourg, vie héroïque", réalisé par Joann Sfar, dont la bande annonce circule depuis hier sur la toile.
Ce film propose un biopic sur la vie du grand Serge. Refusant de prendre le parti du documentaire, le réalisateur nous offre une sorte de fable autours de la vie d'un des artistes les plus importants du XXème siècle. Que l'on aime ou pas ses chansons, le personnage, ses coups d'éclats, et sa provocation le plus souvent préparée et mise en scène, Gainsbourg restera parmi les plus grands auteurs, compositeurs, interprètes de la chanson française.
Il était inévitable que dans la vague actuelle des biopics, un film lui soit consacré. Voici la bande annonce en question :


Je n'aime pas les biopics, ils véhiculent pour moi l'idée d'une vulgarisation cinématographique de la vie d'une personne qu'on ne peut saisir en deux heures trente, à travers la caméra subjective d'un réalisateur. Lorsqu'il s'agit de découvrir et de comprendre la vie de quelqu'un, je préfère le documentaire, qui tente de nous présenter des faits. La vulgarisation est une bonne chose lorsqu'elle permet de rendre accessible à chacun des notions qui seraient trop compliquées à comprendre dans leur intégralité, ou dans la théorie. Mais dans le cas de la vie de Piaf, de Mesrine, ou du Ché, je trouve risqué de faire "confiance" à une industrie cinématographique, soucieuse de faire un nombre important d'entrées payantes, pour nous livrer une vision juste et impartiale d'une vie. Je crains également le raccourci consistant à penser que l'on connait la vie de quelqu'un après la vision de son biopic.
Pourtant, je dois l'avouer, cette bande annonce me fait très envie. Est-ce parce que le réalisateur assume clairement ne pas chercher à faire un documentaire sur Gainsbourg ? Peut-être, sans doutes. Le but de ce film est de nous montrer le génie du personnage, sa folie, son charisme, peut importe la véracité ou l'exactitude de ce qui est présenté. Je dois dire que plus je vois d'images de ce projet un peu fou, plus je suis scotché par les personnages, leur jeu que je trouve impeccable, la lumière, magnifique. Eric Elmosnino nous campe un Gainsbourg plus vrai que nature. Je suis réellement impressionné par la courte interprétation qu'il nous donne dans ces quelques minutes de bande annonce.
J'ai donc vraiment hâte de découvrir le film dans son intégralité. Une fois que ce sera chose faite, je ne manquerai pas de vous présenter ma critique.

Et vous ? Irez vous voir Gainsbourg, vie héroïque, de Joann Sfar ?
Par Swoop - Publié dans : Cinéma - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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