Il y a actuellement  5  personne(s) sur ce blog
//

- - - - - - -

Catégories

Derniers Commentaires

Partenaires

toute la culture sur ulikehttp://www.wikio.fr
Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 09:18
Bien le bonjour !

La bande dessinée m'a toujours attiré, qu'elle soit à sketchs (Léonard, Pierre Tombale, Achille Talon...), ou à histoire (Tintin, Asterix, LuckyLuke). Depuis quelques années maintenant, j'apprécie tout particulièrement les séries longues, dont le scénario s'écrit sur plusieurs albums comme Le Troisième Testament, XIII, Thorgal, Le Prince de la nuit ou Largo Winch. J'ai découvert Dider Convard lors de ma lecture de la série culte "Le Triangle Secret". Ce passionné d'ésotérisme, également auteur du cycle I.N.R.I, possède un talent incroyable lorsqu'il s'agit de mêler des réalités historiques à des complots séculaires, au sein d'aventures palpitantes. Les deux cycles du "Triangle Secret" m'ont totalement happé, plus que la majorité des séries que j'avais lu jusque là. J'étais donc impatient de retrouver cet auteur dans une nouvelle histoire en deux volumes, mettant cette fois-ci en scène un des grands du XVème siècle : Léonard de Vinci.
 
L'intrigue s'ouvre en 1519 sur l'arrivée du Roi François Ier à l'abbaye de Vauluisant, désireux de remettre à l'abbé Antoine une peinture du maitre Vinci, qu'il devra protéger de tous les regards. Lorsque l'abbé découvre le tableau, il est horrifié et promet que le secret de cette toile sera à jamais gardé. Le Roi commence alors le récit qui nous conduira à comprendre ce qui a poussé le génie à peindre une chose pareille. Ce n'est évidemment qu'à la fin deuxième tome, après être passé par des affaires de meurtres, de visages arrachés, de secrets et de machines volantes que nous découvrirons ce que représente ce tableau.
Cette bande dessinée, publiée au éditions Glénat, est tout d'abord un bel objet. Les couvertures des deux volumes sont particulièrement soignées. Bien que ne comportant pas de planches à la composition très originale, j'ai été séduit par le dessin de Chaillet, très fouillé et dense. En revanche, l'intrigue m'a déçu. Habitué par Convard à des aventures très prenantes, j'avoue ne pas avoir été emballé par celle de Vinci, peu originale, et qui manque cruellement de rebondissements. On comprend le tout assez rapidement, dès le premier tome, et on assiste ensuite au déroulement de l'action. Je suis resté en position de spectateur. C'est dommage, car le sujet pouvait, je pense, se prêter à des aventures passionnantes. Vinci, tantôt alchimiste, tantôt artiste ou chirurgien, possède un potentiel incroyable qui reste totalement sous exploité. On le voit bien utiliser quelques unes de ses inventions géniales, mais je m'attendais à beaucoup mieux. Il n'est sans doutes pas facile de construire une intrigue fouillée sur seulement deux volumes, mais dans ce cas, peut être aurait-il fallu opter pour une série plus longue. Le meilleur de Vinci restera incontestablement les deux magnifiques couvertures.

Par Swoop - Publié dans : BD - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 19:06
Bien le bonjour !

Depuis le temps que je croise des livres signés Fred Vargas, il était tant que j'aille enquêter sur le terrain et que je soulève la couverture, pour passer à la loupe  les mots de cette écrivain, chercheur en histoire et en archéologie au CNRS, qui enfile sa panoplie d'auteur policier, les derniers rayons du soleil disparus, chevauchant sa lampe torche et partant à l'assaut des criminels. C'est après un Blue Cheese Burger partagé avec notre amie Perlounette, que j'ai choisi le nom de ma première victime : Debout les morts.
L'intrigue se déroule à Paris et débute sur une plantation inopinée. Un matin, la chanteuse, d'origine grecque, Sophia Siméonidis découvre dans son jardin un arbre apparu soudainement, sans doute planté durant la nuit. Mais par qui ? Pourquoi ? Son mari s'en désintéresse, mais elle, semble tracassée par l'intrus végétal, et décide de faire appel à ses jeunes voisins, trois historiens en thèse, obnubilés par leurs siècles respectifs, afin de vérifier que les racines de cet hêtre ne renferment pas un secret macabre. Quelques semaines passent, et brutalement, Sophia disparait. Les recherches n'ont encore rien données, qu'un cadavre complètement calciné est retrouvé dans un incendie de voiture. Serait-ce celui de la cantatrice ? Tout le monde participe à l'enquête, la police, les trois étudiants, l'oncle, la serveuse du bar d'à coté. Et toujours cet arbre sorti de nul part qui continue d'intriguer.

Il m'aura fallu deux tentatives pour arriver à bout de ce roman, et je peux dire, finalement, que j'ai aimé. Je l'ai commencé voici plusieurs mois, et puis, posé sur le bord de mon bureau, je suis passé à d'autres lectures avant d'y revenir, hier, déterminé à l'achever. J'ai finalement repris le tout depuis le commencement, et il ne m'aura fait que quelques heures pour connaitre le fin mot de l'histoire. Je dois avouer avoir pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. Le style est frais, limpide et plein d'humour, les personnages, loufoques à souhait, sont bien creusés, et possèdent tous une personnalité qui les rend attachant. Nos trois étudiants, surnommés les "évangélistes" à cause de leur prénoms, vivant chacun à l'étage d'une vieille baraque pourrie avec l'oncle, un ancien flic en mal d'enquêtes, forment une équipe vraiment irrésistible. L'intrigue est très bien ficelée, pleine de rebondissements. Tous les ingrédients sont réunis pour nous offrir un bon roman policier. Fred Vargas aime distiller ces petits détails qui reviendront tout au long de l'histoire. Rien ne semble être laissé au hasard, et lorsque l'on arrive à la révélation finale, on se délecte à retrouver tous les indices éparpillés entre les lignes, comme les miettes des tranches de pain que Lucien (Saint Luc) aime tant couper.
J'ai déjà acheté un nouveau roman de F.Vargas qui, j'espère, me mènera par le bout du nez, comme Debout les morts, a réussi à le faire.

Par Swoop - Publié dans : Littérature - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 15:18
Bien le bonjour !

Voici pour aujourd'hui une lecture de vacances, un de ces livres que l'on met dans son sac de plage, que l'on dévore au soleil, au rythme du bruit des vagues, et dans lequel on retrouve du sable et des taches de chocolat fondu.
Ce roman d'Eric Giacometti et Jacques Ravenne, estampillé Thriller, est ce que l'on nomme un polar-maçonnique. Il met en scène le commissaire Antoinne Marcas, franc-maçon, chargé d'infiltrer une loge sauvage (comprenez par là, une loge indépendante, rattachée à aucune obédience) la loge Kadosh Kaos, une loge d'Assassins. Comme à leur habitude, les auteurs nous offrent deux histoires traitées en parallèle. La première, centrée sur le personnage d'Antoine Marcas, nous plonge au beau milieu d'un secret séculaire, nous fait vivre une initiation, et nous emmène de Paris au Brésil. On y découvrira des personnages inquiétants, des croix templières, des faux semblant et du sang. L'autre nous plonge en 1291, au milieu des combats. Les épées s'entrechoqueront, les corps s'amoncelleront, et la secte des Assassins commencera son travail.

Évidemment, les deux histoires se rejoindront, permettant ainsi de résoudre ce puzzle ésotérique.

J'ai lu ce roman dans la collection Fleuve Noir, que je n'aime pas beaucoup, je préfère manipuler des livres au format plus petit, et j'ai été très déçu. Je n'ai pas retrouvé l'engouement que j'avais éprouvé lors de la lecture du "Frère de Sang", roman beaucoup plus efficace selon moi. Le principe des deux histoires entremêlées, que l'on utilise un peu trop souvent aujourd'hui, m'a ennuyé. En effet, si l'enquête de Marcas infiltré au milieu d'une loge usant de rites templiers est séduisante, toute la partie historique m'a profondément lassé. J'ai du faire preuve de beaucoup de volonté pour ne pas sauter de pages. D'ailleurs, contrairement au "Frère de Sang", je n'ai pas lu ce roman d'une traite.
L'intérêt du lecteur pour ce type de roman est double. En effet, nous sommes d'une part confronté à une enquête, qu'il va falloir tenter de résoudre avec le personnage principal. D'autre part, nous sommes plongé dans un univers lui même très mystérieux, la franc-maçonnerie. C'est ce qui rend ce genre si attrayant. Nous prenons autant de plaisir à résoudre l'affaire en question, que d'essayer de percer quelques secrets dissimulés entre les lignes, adressés aux initiés. Seulement voila, j'ai eu la désagréable sensation de relire un livre que je connaissais déjà, tant celui-ci fait preuve de peu d'originalité. De plus, à l'image d'un Dan Brown, je trouve que les deux auteurs, dont l'un est journaliste, et l'autre franc-maçon, n'approfondissent pas suffisamment leur sujet. En lisant Umberto Eco et son Pendule de Foucault, on s'aperçoit que l'auteur a vraiment étudié les Templiers, les Roses-Croix. Ici, tout est abordé en surface, sans jamais rentrer au fond des choses.
Je ne recommanderais donc pas spécialement cette lecture. Si vous voulez découvrir le genre, je vous invite plutôt à lire leur précédent ouvrage "Le Frère de Sang" qui lui, en revanche, m'a beaucoup plu.
 
Par Swoop - Publié dans : Littérature - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 22:51
Bien le bonjour !

Aujourd'hui, je vais vous parler du dernier album de Sanseverino, Les Faux Talbins, sorti chez Columbia le 19 octobre dernier. L'album est disponible en écoute sur Deezer ici :
Les Faux Talbins.

Inutile de prendre des détours, j'ai été profondément déçu par ce disque.
Je suis un grand fan de Jazz, et en particulier de Jazz Manouche. C'est donc avec beaucoup de plaisir que j'ai découvert Sanseverino, voila maintenant quelques années, grâce à ses albums "Le Tango des gens" et "Les Sénégalaises". Ayant eu l'occasion de le voir plusieurs fois sur scène, dans différentes configurations, j'ai pu largement mesurer à quel point cet artiste était talentueux, tant par ses arrangements que par son énergie communicative et ses textes toujours soignés. Entouré d'excellents musiciens comme Hervé Legeay, GP Cremonini, Hervé Pouliquen et Xavier Tribolet, il atteint pour moi le sommet de son art dans la tourné "Les Sénégalaises" que l'on retrouve dans son album "Live au Sébastopol". Il rend hommage au Jazz Manouche, jazz typiquement français, puisque démocratisé par Django Reinhardt en agrémentant ses compositions et ses reprises de textes drôles ou corrosifs. Un très bon travail qui se voit logiquement récompensé par une Victoire de la musique en 2003.
Après cette tournée, Sanseverino nous livre un album un peu différent intitulé "Exactement" pour lequel il s'entoure d'un Big Band. Toujours à la guitare manouche, la pompe est soutenue par des cuivres. Les morceaux me semblent un peu moins inspirés et le résultat moins convaincant. Lors de sa tournée, afin de jouer dans salles ne pouvant accueillir un grand orchestre, il tente de réaranger tous ses morceaux avec seulement deux accordéons. Le résultat, présenté deux soirs au Théatre des Bouffes du Nord, est plutôt réussi, et c'est un concert audacieux qu'il nous offre.
Pour son nouvel album, je m'attendais à ce qu'il revienne à ses premières amours, le jazz manouche "traditionnel". Malheureusement, l'artiste à souhaité continuer à s'en éloigner, toujours en quète de nouvelles sonorités. Et c'est cette fois par une batterie et une guitare électrique que nous somme accueillis.
Je ne dirai pas que l'album est mauvais, non. Pris indépendamment des précédents, il contient de bons morceaux, bien rythmés et joyeux (Malade Mental, Tu n'en as plus rien à foutre de moi), d'autres plus mélancoliques (La valse du blues du livre, Les faux talbins, La valse du marin), mais de la part de Sanseverino, je trouve que c'est du gachi. Je sais qu'il peut faire des traits de guitare qui n'ont pas de fin (Michto la pompe), et cet album ne me semble pas représenter l'étendu de son talent. Plus BlueGrass, voir Rock, il s'éparpille dans des styles qui, à mon sens, lui conviennent moins.
L'album "Les Faux Talbins" contient également ce que j'appellerai des erreurs, en présentant par exemple une reprise de la Salsa du Démon, un titre au nom évocateur, Tu Pues Benny, ou une reprise de Johnny Cash, A boy Named Sue, bien mieux interprétée aux Bouffes du Nord.
J'espère que Sanseverino posera sa guitare électrique pour reprendre sa manouche, et qu'il nous livrera bientôt un nouvel album comme il sait les faire !

Par Swoop - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 13:56
Bien le bonjour !

Pour inaugurer ce blog, j'ai décidé de vous parler d'un de mes derniers gros coup de cœur littéraire : Shutter Island, de Dennis Lehanne.
Ce roman se déroule dans un lieu clos, une Île au large de Boston, dans les années cinquante. Sur cette ile, Shutter Island, se dresse un imposant hôpital psychiatrique, enfermant des patients gravement atteints, tous débarqués ici après avoir commis un meurtre.
L'intrigue s'ouvre sur l'arrivée d'un marshall, Teddy Daniels et son coéquipier, tous deux venus enquêter à la demande de l'institution psychiatrique, sur une bien curieuse énigme. En effet, la cellule d'une patiente, Rachel Solando, a été retrouvée vide, alors qu'elle avait été fermée la veille de l'extérieur. Depuis cette mystérieuse évasion, Rachel manque à l'appel. Le seul indice qui s'offre à nos enquêteurs, est un mince morceau de papier contenant une suite de chiffres incompréhensible.

Plus le temps passera sur cette île, entre brouillard épais, orages et averses, plus le mystère s'épaissira jusqu'au dénouement final, habile et efficace.

J'ai lu ce livre, dans la collection Rivage/Noir que je trouve très agréable à manier, et je dois dire que j'ai eu du mal à le poser. Il fait parti de ces romans que l'on dévore du début à la fin, tant l'intrigue, habillement ficelée, nous tient en haleine. Comme beaucoup de romans, ou de films, tout est fondé sur un point de départ très mystérieux. Ici, tout le monde jure avoir vu Rachel Solando se faire reconduire dans sa cellule, personne n'a ouvert la porte durant la nuit, et pourtant, elle a disparu au matin suivant. Il est toujours délicat de lancer ce genre d'intrigue, car il faut savoir la résoudre de façon intelligente. On a trop souvent vu des démarrages nous laisser présager du meilleur pour finalement offrir un twist final décevant. Un exemple récent au cinéma serait le film "Prédictions".
Ici, ce n'est pas le cas.
Pour être tout à fait honnête, les quarante dernières pages m'ont un peu déçu, car j'avais deviné ce qui s'était passé et résolu l'affaire. J'espérais que celle-ci me surprenne en étant différente, en proposant quelque chose d'encore plus extraordinaire, mais plus les pages passaient, plus mon intuition s'est confirmée. Tant pis, je garde tout de même un excellent souvenir de cette lecture, au style simple, très entraînant, dynamique. L'auteur nous emmène avec lui sur son île, nous perd dans son brouillard énigmatique, distillant les indices au fil de la lecture. On a froid, on est mouillé, on entend les cris, et finalement, une fois l'affaire résolue, on a envie de recommencer !

Par Swoop - Publié dans : Littérature - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus