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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /2010 16:53
avatar-affiche.jpg Bien le bonjour !

Tout d'abord, laissez moi vous souhaiter une très bonne année 2010, pleine de réussite, de films, de lectures, et de tout ce que vous aimez.

Comme première critique de la décennie, j'ai choisi de vous proposer une critique d'Avatar, le tout nouveau film de James Cameron qui fait déjà tant parler de lui. Mais peut-on critiquer Avatar ? Comment critiquer un film dit révolutionnaire ? Cela est bel et bien une tache ardue, car il n'est pas facile de déterminer sur quels critères baser notre jugement. Cela fait 14 ans que James Cameron a écrit son film. Il n'a pu le tourner à l'époque, car les techniques n'étaient pas assez avancées pour rendre possible la création de son univers. Il aura fallu attendre 2009 pour que les plus gros studios d'effets spéciaux au monde se réunissent et soient enfin capables de mener à terme ce projet monumental. Ce film est une révolution. On ne peut en douter. Une révolution technique, qui nous présente en relief un des univers les plus riche jamais créé, avec une quantité incroyable de détails, avec des acteurs de synthèse plus vrais que nature. Des techniques de prises de vue ont été développées pour l'occasion. Le procédé de relief ajouté à une projection en Imax nous plonge au cœur d'un film comme on en a réellement jamais vu. Les images sont extrèmements soignées, et je crois que l'on peut affirmer que d'un point de vue technique, le film est irréprochable. Avatar a fait encore une fois progresser le monde des effets visuels comme l'avaient déjà fait Titanic, Abyss, ou Terminator 2 à leurs époques, et Cameron remportera sans doutes quelques Oscars.
Mais tout ceci nous permet-il de juger de la qualité d'un film ? Une fois cet enthousiasme technologique passé, que reste-t'il vraiment d'Avatar ? Car un film ne se limite pas à ses inventions, ou l'utilisation à outrance des effets visuels. Chanteur de Jazz n'a surement pas marqué son époque par la qualité de son scénario. La majorité des films qui ont fait avancer les effets spéciaux ou effets visuels sont des films de série B. Souvenez vous de Tron en 1982 qui utilisait pour la première les images de synthèse, ou The Last Starfighter qui abandonnait les maquettes pour nous proposer les premiers vaisseaux spatiaux en 3D. On ne peut pas dire que ces films soient des chef d'œuvre...
Malgré tout, Avatar s'en sort relativement bien sur les autres aspects qui constituent un film. Le scénario n'est pas original, c'est vrai, tout le monde s'accorde à le dire, et Cameron nous propose une intrigue située entre Princesse Mononoké et Danse avec les loups. Mais le scénario n'a jamais été le point fort de Cameron. Aliens est le plus linéaire de la série. True lies est un remake, Abyss ou Terminator ne marquent pas par leurs scripts et pour ce qui est de Titanic, tout le monde savait qu'il allait couler...En revanche, Cameron réussi dans Avatar un coup de maitre. Sa planète Pandora semble bel et bien exister, et les Navis, créatures 100% fabriquées sur ordinateurs arrivent réellement à nous toucher et nous transmettre des émotions. On se laisserait aller à dire que les acteurs jouent bien. Le film nous proposent toute une série de situations qui prêtent à des séquences grandioses. On sent qu'à l'image de vieux westerns, ces séquences s'enchainent dans le but de nous proposer des décors variés et mémorables. On assiste comme des enfants a des choses que nous n'avons jamais vu avant, et ceci est réellement jouissif. Le relief nous aide dans la découverte de cette planète, et lorsque nous sautons dans le vide pour nous élancer, attachés à une créature volante, nous sommes réellement happés par le vide. Cameron réussi également là ou beaucoup auraient échoué, en nous proposant un relief qui n'est pas un relief de parc d'attraction. Il n'abuse pas des sensations de sorties d'écran, et utilise cette technique pour renforcer son univers sans que cela devienne un effet trop marqué. Nous pourrions parler des personnages trop manichéens, et des envolées lyriques de la musique sans grande originalité de James Horner, mais encore une fois, nous assistons à un film de James Cameron, le meme qui concluait son Titanic par une chanson de Celine Dion...

Non, Avatar est vraiment une réussite sur toute la ligne. Ce n'est sans doute pas un chef d'oeuvre, mais Cameron nous offre une plongée en apnée dans un univers réellement incroyable, et des images splendides. C'est du pure divertissement, on n'y va pas pour réfléchir, mais pour avoir l'occasion d'attaquer un hélicoptère en plongée piquée, sur le dos d'un oiseau, et ça, c'est bon ! Un bon scénario, original et bien ficelé aurait fait d'Avatar un film vraiment exceptionnel.

quatre.jpg
Par Swoop - Publié dans : Cinéma
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 03:37
http://medias.lepost.fr/ill/2007/11/27/h-20-1058770.jpgBien le bonjour !

Je vous parle aujourd'hui d'un spectacle que j'ai vu à Londres, voila quelques années maintenant, Le Roi Lion. Pourquoi maintenant ? Tout simplement parce que je viens de tomber sur une image de cette comédie musicale sur le portail d'over-blog, qui a réveillé en moi de très bons souvenirs. Replongeons-nous quelques années en arrière. J'ai habité Londres pendant un peu plus d'un an voila bientôt trois ans. Capitale connue pour ses nombreux théâtres et ses shows en provenance direct de Brodway  il fallait tenter l'expérience, et c'est sur le Roi Lion que s'est jeté mon dévolu.

Je connaissais le dessin animé de Disney et la bande originale composée par Elton John, autant dire que je n'étais pas plus emballé que cela par le fond. En revanche, quelques reportages présentant le spectacle, sa mise en scène, ses costumes, m'avaient conduit à faire confiance à la forme. Les billets dans la poche, nous nous sommes rendus, un peu méfiant, à la représentation.
Petit point rapide sur l'histoire qui se déroule en Afrique, au cœur de la savane. On y croise lions, éléphants, antilopes, hyènes, et autres oiseaux colorés. L'intrigue est tout ce qu'il y a de plus banal. Mufasa règne sur la terre des lions, il est aimé de tous, excepté de son frère, Scar, jaloux de sa position de roi. Il met au monde Simba, qui obtient logiquement la place d'héritier, Scar, excédé, décide alors de se faire aider des méchantes hyènes pour assassiner Mufasa et prendre le pouvoir. Simba, qui se croit responsable de la mort de son père s'enfuit. Devenu un lion adulte et puissant, il reviendra en terre des lions pour reprendre le pouvoir qui lui est légitime et faire régner de nouveau la paix.
Si la musique de ce spectacle n'est pas des plus extraordinaire, ou des plus originale, la mise en scène de Julie Taymor, en revanche, est à la fois somptueuse et extrêmement intelligente. Il était difficile de plonger les spectateurs au milieu de l'Afrique et de représenter le nombre impressionnant d'animaux peuplant la terre des lions. Pour cela, la jeune femme décide de recourir à des marionnettes, des ombres, et des costumes stylisés qui suggèrent très joliment les animaux. Elle utilise des masques de bois, qu'un système ingénieux permet de positionner au devant des visages des comédiens, ou de relever. C'est très beau, subtile. En un instant, un personnage devient un lion. Deux masques tombent en place, les dos se courbent légèrement, et c'est un duel de fauves qui s'offre à nous. L'ouverture et la naissance de Simba sont tout simplement magiques. En quelques secondes, le plateau se retrouve submergé d'animaux qui ont surgit de tous les coins de la salle, et lorsque d'un seul geste, ils s'agenouillent pour saluer le futur roi qui vient de naitre, on est déjà complètement pris par ce que l'on voit.
On aurait pu craindre une mise en scène à la Disneyland avec des personnages dans de gros costumes à la Mickey, mais on est à l'opposé de cela, et il ne reste de Disney que l'intrigue et les personnages qui servent de support. Le travail remarquable de Julie Taymor a été récompensé en 1998 par un TonyAward pour la mise en scène d'un musical et un pour les costumes. FInalement, la seule chose qui cloche, ce sont les paroles et la musique un peu miéleuse.
Ce spectacle tourne depuis 10 ans dans le monde entier. Il est actuellement au théatre Mogador à Paris, et si vous n'avez pas encore eu l'occasion d'y aller, je vous y invite, vous y passerez sans doutes un très bon moment. Le spectacle convient également très bien aux enfants, alors si vous ne saviez pas quoi faire pour le réveillon...


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Par Swoop - Publié dans : Musique
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 02:30
Bien le bonjour !

Il m'est bien difficile en ce moment de tenir à jour ce blog, et pour cause, je n'ai pas grand chose à critiquer car mon activité professionnelle me prend tout mon temps. Néanmoins, je me suis accordé quelques heures de répit, 19h20 pour être exact, afin de me plonger dans la saison 7 d'une série que je suis depuis le début avec grand intérêt : 24h Chrono. Est-il encore nécessaire de faire les présentations ? Bon, allez, rapidement alors, pour les retardataires qui vont avoir la chance de découvrir ce show avec un regard encore vierge. 24h Chrono est une série américaine, réalisée par John Cassar dont la particularité consiste à se dérouler en temps réel, sans ellipse. Le spectateur assiste à une journée complète de la vie d'une équipe de lutte contre le terrorisme, aux mains avec de gros méchants qui veulent détruire le monde, c'est à dire les États-Unis...Son personnage principal, Jack Bauer, interprété par le fils de Donald, Kiefer Sutherland, est un ancien des forces spéciales, dur à cuire, violent, et patriote, qui n'hésite pas à franchir les limites pour arriver à ses fins. Je vous vois vous interroger derrière votre écran...vous vous demandez pourquoi j'ai dit 19h20 alors que la série se déroule sur 24h...Et bien parce que chaque épisode ne dure vraiment que 45 minutes, en raison de la publicité aux Etats-unis...un blanc....ça compte...mais alors pourquoi pas 18h...vous etes bien curieux...patience ! revenons à notre critique. La saison 7 arrive après le fiasco de la saison 6. Il est difficile de renouveler un genre, surtout quand celui-ci a très bien fonctionné pendant au moins trois saisons. Comme à son habitude, Jack Bauer, le héros, devra luter contre de méchants terroristes. Comme à son habitude, il emploiera les moyens nécessaires pour réussir à les faire parler même s'ils sont en dehors du protocole et outrepassent toutes les lois américaines. Autant vous dire que l'on retrouve tous les ingrédients qui caractérisent 24h Chrono.
La grosse originalité de cette saison est son ouverture. L'action et les personnages sont présentés en amont des 24h, au travers d'un film d'1h20....(ça y est ! le compte est bon !), "Rédemption", qui nous emmène en Afrique, et plus précisément au Sangala. Autant vous dire que si l'on a pas vu ce film, il est très difficile de démarrer la série. Commercialement, c'est très efficace : payez en plus du coffret un film 15euros, sinon vous ne comprendrez rien... Rédemption est un film correct, plutôt classique, qui nous plonge au milieu d'une guerre civile et des forces armées du général Juma, qui sous prétexte de vouloir libérer le pays, n'hésite pas à enrôler des enfants pour leur mettre des fusils dans les mains. On retrouve Jack, dans une école qui est aussi un centre d'accueil tenu par un ami (interprété par Robert Carlyle). L'école attaquée, Jack va aider les enfants à rejoindre l'aéroport pour quitter le pays et se réfugier aux Etat-Unis. Pendant ce temps, à Washington, la nouvelle présidente Taylor prend ses fonctions et l'on nous présente un immense complot implanté jusque dans les plus hautes sphères du gouvernement avec comme clef de voute, un directeur d'entreprise peu scrupuleux joué par John Voight. Voila pour l'histoire, je ne vous en dirai pas plus car tout est basé sur la surprise.
Soyons clair : selon moi, le meilleur de 24h Chrono restera toujours la première moitié de la saison 1. J'ai été habitué, jusque là, à ce qu'une saison soit écrite comme un film qui durerait 18h, avec des rebondissements pour relancer l'action. Hors depuis quelques années maintenant, on sent que la fibre des scénaristes s'étiole, qu'ils n'arrivent plus à concevoir une intrigue qui se tiendrait sur un temps aussi étiré. Dans la saison 7 c'est encore pire. Elle est écrite comme une succession de petites histoires qui rebondissent de l'une à l'autre. On présente une menace, on la résout, mais il y en avait une autre encore plus grosse, on la résout à son tours, mais il y en avait encore une autre encore plus grosse....et ainsi de suite. Le script brouillon qui pourtant démarrait bien, perd de son interet au fur et à mesure que le temps passe et l'on arrive à la fin en se disant que tout peut arriver, que l'on ne s'attend à rien, ce qui n'est pas très bon pour une série à suspens...Pourtant il y a bien eu l'intention de délocaliser l'action, de changer les personnages, pour donner un nouveau souffle à la série, mais cela ne suffit pas, dommage. Il en reste donc une saison dont le message sous-jacent pourrait être : on interdit la torture aux état-unis, mais quand le pays est en danger, il faut savoir dépasser le protocole...Une polémique avait déjà éclaté l'année dernière à ce sujet et la série avait été accusée de diffuser un message pro Bush un peu trop marqué.
Si vous ne connaissez pas encore 24h Chrono, précipitez vous sur les trois premières saisons, et arrêtez ensuite, ainsi, vous ne serez pas déçus.

Par Swoop - Publié dans : Cinéma
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 01:58
Bien le bonjour !

Avec Navidad, de Sebastian Lelio, nous partons pour le Chili, un 24 décembre. Alejandro et Aurora s’installent dans la maison de famille de la demoiselle pour passer Noël en couple. Mais entre eux, l’ambiance est tendue. Alejandro, assailli par le doute et la jalousie, est même sur le point de repartir quand s’invite Alicia, une ado fugueuse. La rencontre entre ces trois êtres fragiles va bouleverser leurs destins.
Des adolescents à l’heure des choix et des renoncements qui mutualisent leurs maux pour les soigner, voilà qui pourrait dégager un air de déjà-vu. Quelques productions hexagonales, souvent axées sur de jeunes bourgeois parisiens, se sont déjà emparées du sujet. Pourtant, sur un canevas scénaristique connu, Navidad parvient à se distinguer avec grâce. Point d’intellectualisation forcenée, ici, seulement de l’émotion délivrée avec une sincérité rafraîchissante. Et pour cause : confrontés à un scénario dénué de dialogues, les acteurs ont été poussés à l’improvisation. Dégagées de la pesanteur des mots, qu’ils retiennent le plus souvent avec pudeur, leurs relations se nouent par des regards, des mouvements de la main, des frôlements, et ce tendre ballet procure au film une incroyable douceur.
Navidad séduit également par son choix radical du huis clos, à forte portée symbolique dans le contexte chilien. Les jeunes gens ne quittent pratiquement jamais la maison, retirée sur les hauteurs de la ville, dont ils n’aperçoivent que les lumières au loin. Là-bas, c’est la place des adultes. On les entend parfois au téléphone, mais ils n’apparaissent jamais, laissant ainsi le champs libre à trois représentants de la première génération de l’après-Pinochet. Une génération qui peut se poser les questions de son âge en toute insouciance, et écouter du rock en goûtant un joint et un verre de whisky. Une génération qui a droit à sa part de lumière, avec laquelle Sebastian Lelio joue d’ailleurs subtilement, pour rythmer son récit initiatique.
Quand Alejandro et Aurora s’attirent et se repoussent avant de se déchirer, c’est à la chaude lumière de l’été austral qu'ils le font, mais certains volets restent clos et sur leurs visages apparaissent, matérialisées, ces zones d’ombre qui s’entêtent à les séparer. Puis arrive Alicia, et avec elle la nuit. A l’intérieur, la lumière est tamisée, chacun expose ses blessures, les corps se rapprochent, et un jeu amoureux les entraîne vers une scène poignante de fusion et de séparation mêlées. Pour eux, tout s’éclaire alors. Au matin, ils peuvent enfin sortir et avancer à la lumière du jour sur des chemins qu’ils ont chacun contribué à dessiner.

Par Rémi - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 02:11
Bien le bonjour !

Et non, Critictactoc ne s'est pas endormi. le blog s'est juste offert une courte pause et les activités devraient bientôt reprendre. Je vous entends déjà demander ce qui a bien pu se passer pour couper court à la régularité avec laquelle les articles affluaient sur ce modeste site. Et bien, lecteur, sache que ta demande a été entendue, et réponse je vais te donner tout de suite ! C'est également à cet instant que tu vas comprendre la pertinence de mon titre du jour.
Je viens de parcourir 6000km pour aller m'établir, pendant quelques mois, à l'autre bout du monde. Le travail nous conduit parfois à voyager, à moins que ce soit l'envie de voyager qui nous pousse à changer de travail....quoi qu'il en soit, un tel parcours demande une petite organisation qui a tendance à occuper plus que d'habitude...résultat, mon temps à consacrer aux loisirs s'est vu fortement rogné ces derniers jours. Heureusement, nous voici bientôt établis, et je devrais alors pouvoir retrouver le chemin de mon clavier.
Patience, patience...Criticatctoc revient ! Avec en plus quelques surprises !
Par Swoop - Publié dans : Divers
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